Le réseau Marco Polo a été créé sous les ordres de Londres (BCRA = services secrets de la France Libre) fin 1942 par Pierre Sonneville, sous-marinier, à Toulon. L'idée est de monter un réseau de renseignements axé sur la Marine. Rapidement, il doit revoir son projet car la flotte est sabordée. Il se replie alors sur Lyon et Grenoble pour monter un réseau plus classique.Une fois le réseau installé, Sonneville passe la main à Guivante "Paul" de Saint-Gast, début 1943. Le Réseau est installé à Villeurbanne, à l'Institut de sourds-muets-aveugles Pellet, du nom de son directeur : René Pellet. En juillet 1943, Saint-Gast est arrêté, torturé, puis déporté à Mauthausen, un camp de concentration nazi situé en Autriche (il mourra en 1951 des suites des séquelles physiques dues aux tortures et à la déportation).
C'est René Pellet, "Octave", qui sera le 3è chef du réseau. Le réseau déménage au domaine viticole du Milon, à Chaponost (près de Lyon), où Pellet sera arrêté fin juillet 1944, emprisonné à Montluc (prison militaire de Lyon, tenue par les Allemands), torturé, puis fusillé sur le pont Pasteur de Lyon le 23 août 1944. Un square de Villeurbanne et uen rue de Lyon portent aujourd'hui le nom de René Pellet. Les derniers chefs du réseau seront le capitaine Michel Hardivillier et Julien Steyaert '"Sauterelle", "Marc". Le nom du réseau Marco Polo vient du tissage de la soie sur Lyon.
Parmi les membres du réseau : André Helbronner, Jules Costa, Georges-Horace Bonnet, le général René Carmille (inventeur de la carte perforée), Jules Jeanneney (ex-président du Sénat), René Gosse (doyen de la Faculté des Sciences de Grenoble), le Père jésuite Chaillet, François Moreau de Balasy, Gaston Fléchier, Alfred Eskenazi (pionnier de la cybernétique), Jacques Bergier alias "Jacques Verne" et d'autres comme Helbronner, du groupe dit « des Ingénieurs » qui étudie les avancées techniques des Allemands dans les domaines militaire et scientifique, sont mises à jour les expérimentations allemandes sur les fusées V1 et V2.
A compter de 1943, le groupe Baobab est créé, comme d'autres centres radio, mais n'a quasiment pas eu le temps de devenir opérationnel puisque très vite, à la suite de beaucoup d'imprudences et de jalousies, le groupe Baobab est tombé.
Marco Polo et Georges Trainson
Le réseau Marco Polo rayonne sur de nombreuses régions et réunit un nombre important de Tourangeaux et Tourangelles. Beaucoup sont fusillés, nombreux sont déportés. Leurs actions dans la Résistance sont multiples : aide au passage de la ligne de démarcation, fabrication de faux papiers, hébergement de résistants, participation aux opérations aériennes.
L'une des figures les plus marquantes de ce réseau est l'abbé Jérôme Besnard, curé à Cinais puis à La-Ville-aux-Dames. Il est tout à la fois passeur, agent de liaison, fabricant de fausses cartes d'identité, distributeur de cartes d'alimentation (en tant que secrétaire de mairie à Cinais), transporteur d'armes.
On note dans ce réseau, l'action de Thellier de Poncheville, qui est en rapport avec le groupe Rabelais, aidé dans sa tâche par son garde-chasse Lestrade. Le duo reçoit des armes et les camoufle. Du fait de leur action, les deux hommes sont arrêtés puis déportés.
A compter de 1943, Georges Trainson sert de boîte aux lettres au groupe Baobab et dans la fourniture de cartes d'identité et des vêtements à des évadés, donnant de gens sûrs, etc. Lors de l'arrestation des membres du groupe, il recueille chez lui les deux seuls survivants : Le Minor et Petit. Il leur a fourni des fausses pièces d'identité et leur a permis d'échapper aux Allemands.
En 1944, il accepte d'installer un poste radio chez lui à la demande du radio chef du groupe Baobab, le capitaine Costa.
Sources :
* le site perso http://alphonselenormand.monsite-orange.fr
* témoignage de Guillaume Steyaert, fils de Julien Steyaert , dernier chef du réseau Marco Polo
* Wikipedia, article "Réseau Marco Polo"
* présentation d'un CD-Rom sur la Résistance, article "Le réseau Marco Polo" par Jack Vivier
* dossier de demande de certificat d'appartenance aux FFI fait par Georges Trainson, consulté en août 2011 au Service Historique de la Défense, Château de Vincennes
C'est René Pellet, "Octave", qui sera le 3è chef du réseau. Le réseau déménage au domaine viticole du Milon, à Chaponost (près de Lyon), où Pellet sera arrêté fin juillet 1944, emprisonné à Montluc (prison militaire de Lyon, tenue par les Allemands), torturé, puis fusillé sur le pont Pasteur de Lyon le 23 août 1944. Un square de Villeurbanne et uen rue de Lyon portent aujourd'hui le nom de René Pellet. Les derniers chefs du réseau seront le capitaine Michel Hardivillier et Julien Steyaert '"Sauterelle", "Marc". Le nom du réseau Marco Polo vient du tissage de la soie sur Lyon.
Parmi les membres du réseau : André Helbronner, Jules Costa, Georges-Horace Bonnet, le général René Carmille (inventeur de la carte perforée), Jules Jeanneney (ex-président du Sénat), René Gosse (doyen de la Faculté des Sciences de Grenoble), le Père jésuite Chaillet, François Moreau de Balasy, Gaston Fléchier, Alfred Eskenazi (pionnier de la cybernétique), Jacques Bergier alias "Jacques Verne" et d'autres comme Helbronner, du groupe dit « des Ingénieurs » qui étudie les avancées techniques des Allemands dans les domaines militaire et scientifique, sont mises à jour les expérimentations allemandes sur les fusées V1 et V2.
A compter de 1943, le groupe Baobab est créé, comme d'autres centres radio, mais n'a quasiment pas eu le temps de devenir opérationnel puisque très vite, à la suite de beaucoup d'imprudences et de jalousies, le groupe Baobab est tombé.
Marco Polo et Georges Trainson
Le réseau Marco Polo rayonne sur de nombreuses régions et réunit un nombre important de Tourangeaux et Tourangelles. Beaucoup sont fusillés, nombreux sont déportés. Leurs actions dans la Résistance sont multiples : aide au passage de la ligne de démarcation, fabrication de faux papiers, hébergement de résistants, participation aux opérations aériennes.
L'une des figures les plus marquantes de ce réseau est l'abbé Jérôme Besnard, curé à Cinais puis à La-Ville-aux-Dames. Il est tout à la fois passeur, agent de liaison, fabricant de fausses cartes d'identité, distributeur de cartes d'alimentation (en tant que secrétaire de mairie à Cinais), transporteur d'armes.
On note dans ce réseau, l'action de Thellier de Poncheville, qui est en rapport avec le groupe Rabelais, aidé dans sa tâche par son garde-chasse Lestrade. Le duo reçoit des armes et les camoufle. Du fait de leur action, les deux hommes sont arrêtés puis déportés.
A compter de 1943, Georges Trainson sert de boîte aux lettres au groupe Baobab et dans la fourniture de cartes d'identité et des vêtements à des évadés, donnant de gens sûrs, etc. Lors de l'arrestation des membres du groupe, il recueille chez lui les deux seuls survivants : Le Minor et Petit. Il leur a fourni des fausses pièces d'identité et leur a permis d'échapper aux Allemands.
En 1944, il accepte d'installer un poste radio chez lui à la demande du radio chef du groupe Baobab, le capitaine Costa.
Sources :
* le site perso http://alphonselenormand.monsite-orange.fr
* témoignage de Guillaume Steyaert, fils de Julien Steyaert , dernier chef du réseau Marco Polo
* Wikipedia, article "Réseau Marco Polo"
* présentation d'un CD-Rom sur la Résistance, article "Le réseau Marco Polo" par Jack Vivier
* dossier de demande de certificat d'appartenance aux FFI fait par Georges Trainson, consulté en août 2011 au Service Historique de la Défense, Château de Vincennes